Test de personnalité · 4 min de lecture
Alternance : travailler avec ses deux référents

Entrer en alternance, c’est apprendre dans deux environnements qui n’utilisent pas toujours les mêmes mots ni les mêmes repères. Une école parle de compétences à acquérir ; une entreprise évoque des missions, des délais et des besoins opérationnels.
Identifier ce que chaque référent peut apporter
Selon la formation et l’organisation de l’entreprise, les intitulés et les responsabilités varient. Le référent pédagogique suit généralement le lien avec le cursus, tandis que le tuteur ou maître d’apprentissage accompagne les activités en entreprise. Plutôt que de supposer leur disponibilité ou leur périmètre, demandez comment fonctionne le suivi. Qui contacter pour une question de mission, d’évaluation ou de calendrier ? Les réponses méritent d’être notées dès le début.
Demandez également quels échanges sont prévus entre l’établissement et l’entreprise, et quelle place vous y occuperez. Un livret de suivi, une visite ou un point commun peuvent exister, mais les modalités ne sont pas identiques partout. Connaître ce cadre vous permet de préparer les informations utiles. Il ne s’agit pas de multiplier les comptes rendus, mais de comprendre comment vos apprentissages seront observés et discutés au cours de l’année.
Décrire ce que vous apprenez au travail
Une liste de tâches ne montre pas toujours ce qui a été appris. « J’ai mis à jour un fichier » reste vague ; préciser les vérifications effectuées, les informations recherchées et les difficultés rencontrées rend l’activité plus lisible. Tenez quelques notes à partir de situations réelles. Vous pourrez ensuite demander à votre référent pédagogique comment ces expériences se rattachent aux objectifs de la formation, sans chercher à faire correspondre artificiellement chaque tâche à un cours.
Le mouvement inverse est également utile : un enseignement peut susciter une question à poser en entreprise. Vous pourriez demander comment une méthode étudiée est utilisée, adaptée ou écartée dans votre service. Abordez cette différence avec curiosité plutôt qu’en opposant théorie et pratique. Les contraintes locales peuvent expliquer certains choix. Cet échange vous aide à comprendre le contexte d’application des connaissances et à repérer ce qui mérite un approfondissement avec vos interlocuteurs.
Arriver avec des faits et une demande précise
Avant un point de suivi, préparez trois éléments : une activité réalisée, une difficulté concrète et une question. Par exemple, vous avez traité une demande client, hésité sur une procédure et besoin de savoir quand solliciter une validation. Cette préparation rend l’échange plus précis qu’un simple « tout va bien » ou « je suis perdu ». Elle laisse aussi au référent la possibilité de proposer un ajustement adapté à une situation observable.
Si deux consignes semblent incompatibles, reformulez chacune sans attribuer d’intention aux personnes. Indiquez ce que vous avez compris, la conséquence pratique et le point qui nécessite une clarification. Vous pouvez demander un échange commun si cela paraît pertinent. Évitez de promettre séparément deux livrables impossibles à concilier. Le but n’est pas de choisir un camp, mais de faire expliciter les attentes par les interlocuteurs concernés avant que l’ambiguïté ne s’installe.
Mieux comprendre sa posture d’apprenant
Certaines personnes attendent longtemps avant de poser une question ; d’autres demandent une validation à chaque étape. Ces habitudes ne sont pas des catégories définitives. Observez plutôt les circonstances : nouveauté de la tâche, degré de responsabilité, clarté des instructions ou disponibilité du référent. Cette observation peut vous aider à formuler un besoin précis, comme obtenir un exemple de livrable attendu ou convenir d’un point intermédiaire sur une mission encore peu familière.
Pour approfondir cette réflexion, AVEKS Groupe propose un test de personnalité de 60 affirmations, avec un bilan sur 12 dimensions et un rendez-vous d’environ 50 minutes avec un psychologue, au tarif de 350 €. Cette démarche peut alimenter la connaissance de soi et la réflexion sur son orientation ou son entrée en formation. Elle ne mesure pas à elle seule l’aptitude à l’alternance, ne pose pas de diagnostic médical et ne garantit aucun résultat.
Question fréquente
Faut-il attendre le bilan officiel pour poser une question ?
Non. Demandez dès le départ quels canaux utiliser et dans quelles situations contacter vos référents. Une ambiguïté sur une consigne gagne à être clarifiée avant de poursuivre le travail.
Que faire si les missions semblent éloignées de la formation ?
Rassemblez des exemples de tâches et les objectifs pédagogiques concernés, puis sollicitez votre référent pédagogique. Cet échange permet d’examiner la situation et les ajustements possibles, sans préjuger de leur issue.
